chaque marche de l’es­ca­lier est un éche­lon vers une signi­fi­ca­tion sans cesse repor­tée
(Tiré de l’al­lé­go­rie du «degré» ou de l’es­ca­lier de Roland Barthes.)

 

On entre dans cet espace éche­lon­né comme on pousse la porte du studio… 

y posant le pied pour le tra­ver­ser et s’en eva­der au-delà

-->

Arts chorégraphiques

Autour de la notion d’é­thique.
Ava­tar du contact des cultures, la dia­chro­nie imprègne les pra­tiques de l’art pour mar­quer des zones de savoir et de sen­si­bi­li­té d’où émerge un sens de l’autre où elle joue le rôle d’un cata­ly­seur dans la construc­tion de nou­velles iden­ti­tés.
(Tiré de Tay­lor V. E. et al, Ed. Rout­ledge 2001 : 114 – 15)

SILENTCULTURE performance

«Patrice a en tête la répé­ti­tion au stu­dio, sa par­te­naire dans le rôle d’Odette, le par­fum de la dan­seuse, les corps décou­pés en sil­houette sous le feu des fres­nelles, l’ivresse de l’espace à embras­ser. L’envie lui prend de répé­ter le pas l’entraînant loin devant lui. Il se retient. Il court en pen­sée pour évi­ter que Médée ne s’enfuie à ne pou­voir cou­rir aus­si vite qu’une gazelle. Il lui demande : “Que ferais-tu si, avec les archanges,
tu pou­vais t’envoler?” Elle répond: “Je sai­si­rais un verre à por­ter en
fugue au-des­sus des têtes.”»

Matière sensible, lumière, parole 

«Le char anouéen arrive ; il s’é­branle, // de ville en ville avance, plane // sur la ruche uni­ver­selle, buti­nant // de cel­lule en fleur d’al­véole. / Il n’est pas seul, l’A­nouéen, // pro­té­gé dans le cocon de Mir­mi­don // par les ouvrières et le vaillant bour­don // essai­mant le désir qui, de Nia­mey // qui, du Ben­gale apporte le grand cyclone // caho­tant sur les routes de la sub­ver­sion.»

SILENTCULTURE est le site de créa­tion de la com­pa­gnie Danse Kala­shas et de Édi­tion SILENTCULTURE  performance

Pho­to : Bru­no Paquet

La poé­sie du silence

à la ren­contre de la matière sen­sible, de la lumière, de l’i­mage et de l’énonciation

«On peut recon­naître dans Hima­layas (Prayer for a Rope, a Pope and a Rogue) ce tra­vail unique des mains propre à l’art ‘indien’».
Le Devoir

Kathakali chorégraphique

Outre sa fonc­tion nar­ra­tive, le tra­cé de la main s’ins­crit aléa­toi­re­ment entre la dyna­mique de com­po­si­tion et celle de la performance.

Palimpsestes (Scènes perdues).

La ges­tuelle est à la fois tel­lu­rique et atti­rée vers les hau­teurs. Le torse, les bras, les mains, le bas­sin, les jambes, tout est ouvert, offert au monde, mais Trem­blay fait aus­si pas­ser dans les corps des contrac­tions intenses qui les inves­tissent d’une den­si­té pal­pable.

Élévation ancrage au talon

Matière sensible, diachronie

Quand la pos­ture, la posi­tion et le sup­port deviennent vec­teurs d’éner­gie en dis­per­sion sur un champs en déplacement.

L’œuvre fondatrice

En reprise sous le titre : « De la pierre, d’un fac­teur et des miroirs », la cho­ré­gra­phie Of Mice and Other Simi­lar Devices Voyage en occi­dent») est la danse fon­da­trice de la com­pa­gnie.
(Thee cho­reo­gra­pher) has come out with a seam­less thread with which to weave toge­ther the superb hands ges­tures of the East with fami­liar contem­po­ra­ry swerves and sways of the West… He focuses on contem­pla­tive canons of select move­ments which he uses and reuses to mes­me­ri­zing effect.
(Excerpt from the press)

L’espace en textures et sauts

Métrique ou asy­mé­trique, le rythme de per­cus­sion dans et hors mou­ve­ment, jette en rafale des filets de conjonctures.

Paroles en l’air, saturation de l’écrit

« Le ciel se cou­vrit. Dans l’on­doie-ment qui lui cares­sait les pieds, Médée obser­va les traits vacillants de la déesse maligne des drames anciens ; La Médée d’an­tant qui avait dénoué ses che­veux de prê­tresse furieuse d’a­voir été tra­hie au coeur de son royaume, mou­rante de rage, à moi­tié repen­tie sur la route de l’exil. Médée se redres­sa et se lais­sa empor­ter dans l’é­ga­re­ment de sa course. » (Encres de dis­per­sion, 2024)

Là où le move­ment imprègne le sens

La com­pa­gnie Danse Kala­shas pro­duit et dif­fuse les tra­vaux de Richard Trem­blay en arts cho­ré­gra­phiques sous séries : «Dia­chro­nie» et «Héri­tage des Épo­pées».

Arts cho­ré­gra­phiques…

… en palimpsestes

Jil et Yiel est un déli­ceux col­lage en pièces déta­chées de poé­sie, d’hu­mour et de reminiscences.
Trois inter­prètes mobi­lisent la scène sur un tableau de lumière fine flot­tant sur un cane­vas de cou­rants d’air accro­ché en toile de fond. Mou­ve­ment en spi­rales et sauts sur des tra­cés de mains et de doigts de fée, lan­gage inven­té, rou­le­ments et dim-taka-dim du tabla et du mad­da­lam en arran­ge­ments pour la per­cus­sion tissent une toile intime à la fois tein­tée d’hu­mour et de parole en recou­le­ments et staccados…