Kalamandalam Gopi |
Il n’existe rien de tel en dehors du rêve. (Carl Gustav Jung)
La danse kathakali a vu le jour au Kérala, état du sud de l’Inde. Sa technique de mouvement se marie au théâtre, à la musique et à une composante visuelle fort élaborée. La gestuelle des doigts ainsi que les positions empruntées aux arts martiaux du Kérala distinguent cette danse de la majorité des autres formes classiques indiennes. En plus de faire appel à un vocabulaire de mouvement bien défini et caractéristique, le danseur a recours à des émotions codifiées qu’il projette grâce à l’expression faciale. Ces émotions sont associées à des positions de bras, de mains et de doigts qui forment des séquences gestuelles appelées "mudras". La composante gestuelle permet ainsi au kathakali d’assumer la narration épique. La musique percutante des tambours kéralais accentue, paraphrase et amplifie l’univers surhumain de la danse. L’ensemble de ces composantes forme un système de représentation permettant de recréer au son puissant des cymbales, des gongs et des tambours, les mythes et les légendes du passé et de repenser les allégories d’aujourd’hui. |
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Richard Tremblay a introduit le kathakali au Québec et au Canada dès 1978. Bruno Paquet s'est joint à lui en 1985, en contribuant de la musique de percussion hindousthanie et du Kathakali. Depuis, ces artistes, qui ont étudié au Kalamandalam du Kérala au sud de l’Inde ont participé à plus de 150 représentations de répertoire et de création de Kathakali au pays et à l’étranger.
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